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Annick Houel & Claude Tapia

Annick Houel est psychologue et professeure émérite en psychologie sociale à l’Université Lyon II. Elle est l’une des pionnières en matière d’enseignement sur les questions du genre à l’université française.  Claude Tapia est également professeur en psychologie sociale, à l’Université de Tours.

Liens avec le féminicide 

 

Ensemble, ils co-signent notamment l’article « Les dessous du féminicide », dans le Journal des Psychologues. 

 

Positionnement 


Ils n’utilisent pas le terme de féminicide et lui préfèrent celui de « crime dits passionnel ».

« Le crime passionnel se définit moins comme une affaire d’amour, de passion, que de rapports familiaux, conjugaux ou intimes. Il concerne des individus psychopathologiques (plutôt que romantiques ou idéalistes), la pathologie touchant principalement le narcissisme, le mode d’investissement de la sphère culturelle et le mode d’appréhension de la différenciation sexuelle. Il s’explique par une combinaison de facteurs psychologiques, culturels, environnementaux. »

A. Houel & C. Tapia

Ils soulignent l’adhésion des femmes victimes de féminicide à un modèle de genre inégalitaire, du fait d’une emprise d’ordre systémique dans la sphère familiale.

« Car si, d’une part, on peut affirmer de la façon la plus nette que ces crimes sont un effet de l’inégalité entre hommes et femmes, d’autre part, pour comprendre les processus qui y conduisent, il faut admettre que ces femmes adhèrent au modèle de fonctionnement dont elles vont mourir, ou dont elles se défendent par le crime. Elles sont toutes sous la même emprise d’une représentation traditionnelle de la famille où domine l’appropriation des femmes (Guillaumin, 1978). Ce qui ressort donc, au final, de notre recherche, c’est le caractère profondément destructeur de l’inégalité entre les sexes, et sa collusion profonde avec un modèle familial hautement pathogène, car fondé sur l’emprise. » 

A. Houel & C. Tapia

« Car si, d’une part, on peut affirmer de la façon la plus nette que ces crimes sont un effet de l’inégalité entre hommes et femmes, d’autre part, pour comprendre les processus qui y conduisent, il faut admettre que ces femmes adhèrent au modèle de fonctionnement dont elles vont mourir, ou dont elles se défendent par le crime. Elles sont toutes sous la même emprise d’une représentation traditionnelle de la famille où domine l’appropriation des femmes (Guillaumin, 1978). Ce qui ressort donc, au final, de notre recherche, c’est le caractère profondément destructeur de l’inégalité entre les sexes, et sa collusion profonde avec un modèle familial hautement pathogène, car fondé sur l’emprise. » 

A. Houel & C. Tapia

Ils reconnaissent le concept de continuum des violences, et inscrivent le féminicide au sein de celui-ci, en le considérant comme un « point de non-retour ».

Ressources 

 

« Les dessous du féminicide », Annick Houel et Claude Tapia, dans Le Journal des psychologues 2008/8 (N°261)

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