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Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF)

La Fédération Nationale Solidarité Femmes constitue un réseau des 70 associations Solidarité Femmes, qui couvre divers départements. Sa mission est de mettre en sécurité les femmes victimes de violences, en priorité celles catégorisées « en très grand danger ». Elle gère le fonctionnement du 3919 « Violences Femmes info » qui est depuis 2014 « le numéro national de référence d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de violences (toutes les violences, violences conjugales, violences sexuelles, mariages forcés, mutilations sexuelles féminines, violences au travail), de leur entourage et des professionnels concernés ». 

 

Son aide passe aussi par une veille juridique, le relogement des victimes, des formations de professionnel.les. 

 

Liens avec les féminicides
 

Dans son rapport « Violences à l’encontre des femmes en ile-de-france : Situations et parcours de femmes victimes de violences conjugales, données 2013 » en collaboration avec le Centre Hubertine Auclert, elle mentionne déjà le féminicide conjugal dans le cadre de son dispositif national de Mise en Sécurité (MES) : « Lorsqu’une association du réseau Solidarité Femmes veut mettre en sécurité une femme (et ses enfants), elle procède à une évaluation du danger réel et potentiel de la situation de violence et du risque de féminicide conjugal (voire familial). Cette évaluation de la situation est transcrite sur une fiche de liaison/évaluation avec un rapport social qui reprend la situation de la victime et les démarches effectuées. »

 

Positionnement

 

La fédération fait partie de la coalition d’associations coordonnée par ONU Femmes France pour promouvoir la reconnaissance spécifique du féminicide en droit français.
 

Arguments utilisés

 

  • « il est impossible de lutter contre une violence que l’on ne nomme pas. »

  • « La circonstance aggravante concernant les violences conjugales ne permet pas de couvrir l’ensemble de la définition du féminicide qui concerne à la fois la sphère intime et non-intime. »

  • « les victimes sont aujourd’hui peu protégées par l’arsenal juridique en place. La preuve

  • est évidente dans la recrudescence des féminicides en 2019. 

  • Cette reconnaissance juridique permet d’apporter aux professionnels une réponse appropriée (par exemple pour les magistrat.e.s, les policier.ère.s et les médias ) ainsi que, d’éviter les termes « crimes passionnels », « dérapage passionnel », « drame familial », « fait divers », qui peuvent minimiser, voir justifier indirectement le crime. »

  • En réponse à l’avis de la députée Pascale Crozon, « pour qui parler de féminicide ne devrait pas impliquer de reconnaître que le meurtre d'une femme serait plus grave que celui d'un homme. À cela sera rétorqué que le meurtre d’une femme n’est pas plus grave que celui d’un homme, mais le meurtre d’une femme pour le fait d’être une femme est une circonstance que les hommes ne vivent pas, et qui suppose plus de 20% des homicides en France, méritant ainsi une reconnaissance spécifique permettant de lutter contre les traitements inégaux dans les faits. »

Ressources

 

  • dispose d’un « observatoire » qui relève les données liées au numéro d’appel d’urgence 3919 : types de violences et conséquences subies par la victime, démarches administratives, catégories professionnelles, parcours personnel de l’auteur, etc. ;

  • s’appuie sur les chiffres de la DAV ;

  • signe et publie des plaidoyers, publications, organise des commissions thématiques ;

  • tient à jour un site internet. 

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